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Dialogue interculturel au Japon 2019

12 février 2019

Université de Teikyo à Tokyo

Nous avons été chaleureusement accueillis par l’université de Teikyo qui se situe dans le cartier d’Itabashi à Tokyo. L’université a été fondé en 1966. Il existe 10 facultés avec 32 départements différents. Il y a 3707 étudiants et 137 professeurs au sein de cette université. Le département de la radiologie médicale a 448 étudiants et 16 professeurs. 

Voici la photo du groupe présent au Japon. Pour la première fois, des étudiants d’HESAV ont fait un échange avec les étudiants de l’Université de Teikyo. Les étudiants d’HESAV ont eu l’occasion de visiter les différents services de radiologie médicale de l’hôpital universitaire de Teikyo.

Une journée à l’hôpital universitaire de Teikyo

Ce mercredi, nous avons eu l’occasion de passer une deuxième demi-journées dans différentes parties du service de radiologie de l’hôpital de Teikyo, auquel sont rattachés les étudiants TRM. Les étudiants d’HESAV ont été répartis en binômes afin de pouvoir s’intégrer au mieux dans les différentes parties du service. C’est donc en radiologie conventionnelle, en IRM, au CT, en radiologie interventionnelle et en radiothérapie et médecine nucléaire que nous avons l’occasion de voir du matériel qui nous est inconnu et des protocoles très différents des nôtres.

Dans l’après-midi, nous avons eu la chance de partager un cours de communication avec quelques étudiants TRM japonais qui sont venus à HESAV en octobre dernier. Nous avons à cette occasion appris quelques rudiments des différents alphabets japonais et exercé l’art de l’origami. Une chouette occasion pour recréer le contact!

Fukushima et Nikko

Grâce au précieux travail d’un enseignant de l’université de Teikyo spécialisé en radioprotection, nous avons eu l’opportunité de visiter vendredi le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Des professionnels de l’entreprise TEPCO (Tokyo Electric Power Company) nous ont accueillis et transmis des informations sur les événements du 11 mars 2011 ainsi qu’à leur gestion. Nous avons pu accéder aux différentes zones proches des réacteurs. Cette visite nous a permis de nous rendre compte de l’ampleur matérielle de la catastrophe engendrée par le tsunami et des moyens mis en œuvre par TEPCO pour contenir les dégâts de la centrale nucléaire.

Certains d’entre nous ont ensuite profité du week-end pour se rendre à Nikko qui se trouve entre la préfecture de Fukushima et de Tokyo. Nous y trouvons des sanctuaires et des bâtiments historiques. La nature, la neige et les onsen (bains thermaux) nous ont requinqués pour la semaine à venir.

Kamakura

Kamakura est située à 50km de Tokyo. Cette ville est notamment connue pour son monument du Bouddha Géant. Il y a également le temple Hase Dera ainsi que Tsurugaoka Hachimangu.

Kenkoku kinen no hi & Shibuya 

Le 11 février est un jour férié au Japon. Il s’agit du Kenkoku kinen no hi qui célèbre le jour de de la fondation de l’état du Japon. Une parade est organisée dans les rues, ainsi que le parc près du sanctuaire shintoïste de Meiji-Jingu. Aux milieux d’arbres centenaires, ces temples et ce parc nous offrent un moment suspendu, loin de foule. Car en effet, non loin de là, ce trouve le quartier de Shibuya dont son Shibuya Crossing est l’un des carrefours les plus fréquentés de Tokyo. Les gens de tous styles se mélangent parmi les milles et unes enseignes lumineuses des magasins.

Un jour à Hakone

Nous nous sommes divisés pendant le weekend pour visiter différents lieux. Certains d’entre nous ont été à Nikko, d’autres à Kamakura et une partie à Hakone. Cette ville se trouve à deux heures de train de Tokyo. Dans la région, nous avons pu visiter des « shrines » notamment, le Jinja-shrine et son Torii. Un Torii est une porte traduitionnelle qui indique l’entrée d’un sanctuaire shintoïste. De plus, il est possible de traverser le lac Ashi en bateau d’époque. Ce dernier nous conduit vers le funiculaire qui permet d’accéder à Owakudani qui est une vallée volcanique contenant une importante quantité de sulfure. Vous pouvez y gouter le oeufs noirs, qui rallongent la vie selon les croyances japonaises. Pendant la monté en funiculaire, il est normalement possible de voir le mont Fuji. Malheureusement, les conditions météorologiques n’étaient pas en notre faveur. En fin de journée, nous nous sommes déplacés sur Hakone-Yumoto où nous avons profité des célèbres onsens de la région. 

Le jour d’après, nous avons pu visiter un des plus grands Chinatown du monde situé dans la ville de Yokohama. Nous avons pu apprécier les festivités du nouvel an chinois qui se terminaient ce lundi 11 février. Lors de cet événement, les rues étaient pleines de monde et d’animations. 

 

Feedback sur la visite de Fukushima

Mardi 12 février, nous avons repris les cours avec une mise en commun sur la visite de la centrale nucléaire Daiichi de Fukushima qui est en cours de réhabilitation suite à la catastrophe naturelle de 2011. Nous avons présenté par petits groupes les différentes perceptions et aspects techniques concernant la visite. Nous nous sommes rendu compte de la complexité des travaux de décontamination et de la nécessité de la collaboration de différents professionnels. La radioprotection environnementale et des employés est très importante pour limiter les dommages causés. La fin des travaux est prévue dans 30 à 40 ans. Cette catastrophe a amené de nouvelles réflexions sur la sécurité et l’aménagement des centrales nucléaires au niveau mondial.

 

Journée d’immersion

En cette journée du 13 février nous finissons l’immersion dans les différents services de radiologie (IRM / CT / radiographie / radiologie interventionnelle / médecine nucléaire et radiothérapie). Au terme de ces cinq demi-journées passées dans chacun de ces services, nous avons pu observer des techniques et un savoir-faire très enrichissant pour notre avenir.

Nous avons été dans l’ensemble marqué par l’organisation impeccable qui règne au sein de l’hôpital et par l’excellente communication interprofessionnelle qui permet d’avoir un travail très fluide et ainsi de placer le patient vraiment au centre du soin.

Nous avons pu voir que nous étions habilités, en Suisse, à faire des gestes techniques qui chez eux ne sont pas dans leur attribution tel que la pose de voie veineuse. A contrario, les TRM japonais participent à la lecture de clichés et aux examens d’endoscopie alors que ce n’est pas le cas en Suisse.

Finalement, nous gardons un très bon souvenir de l’accueil qu’ils nous ont réservé dans chacun de ces services et de l’enrichissement que fut une telle opportunité.