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Module clinique interprofessionnel à Wuxi en Chine

23 mai 2018

Introduction

Durant 2 semaines, 6 étudiant-e-s (2 physiothérapeutes et 2 infirmières de HESAV et 2 ergothérapeutes de l’EESP), accompagné-e-s d’une enseignante de HESAV, participent à un module clinique interprofessionnel dans un hôpital renommé de la région de Wuxi en Chine, le Wuxi Tongren International Rehabilitation Hospital.

Ce séjour en Chine permet aux étudiant-e-s de vivre une expérience internationale d’immersion clinique dans un contexte interprofessionnel, incluant une dynamique qui a débuté il y a 2 ans entre les filières et qui s’inscrit dans le processus d’accueil et d’intégration de la filière ERGO à HESAV à l’horizon du Campus Santé.

Le Wuxi Tongren International Rehabilitation Hospital est un lieu qui offre des conditions idéales pour cette expérience, réunissant dans un même lieu de soins toutes ces filières représentées par des professionnels et des étudiants en stage. Ce centre, dans un environnement qui n’existe pas en Suisse, propose des thérapies qui relèvent à la fois de la médecine traditionnelle chinoise et des approches occidentales.

Arrivée en Chine et Présentation de l’hôpital

A notre arrivée à Wuxi, nous avons été reçues* par Professeure Yuyu, directrice du département des soins infirmiers de l’Université de Jiangnan, campus où nous sommes logées. Nous avons commencé à découvrir cette ville d’environ 6 millions d’habitants au Sud-Est de la Chine.

Lundi matin, nous sommes arrivées au Tongren Internationnal Rehabilitation Hospital. Nous y avons été reçues par la directrice des soins, ainsi que par des membres de l’équipe interdisciplinaire de l’hôpital. Ceux-ci nous ont présenté les différentes salles de thérapies.
Les ergothérapeutes et les physiothérapeutes ont à leur disposition plusieurs grandes salles pour leurs traitements avec passablement de matériel à disposition (Robots, machines d’exercices et de verticalisation, jeux, etc…). Il existe aussi un appartement thérapeutique et une salle de musicothérapie. L’ensemble des patients hospitalisés bénéficient de médecine traditionnelle chinoise (TCM). C’est pourquoi, il existe une salle qui y est dédiée où l’on pratique le massage, l’acupuncture, l’application de ventouses, etc… Les soins infirmiers et ceux liés aux activités de la vie quotidienne sont quant à eux prodigués dans une aile de l’hôpital séparée du reste des thérapies. C’est d’ailleurs dans cette aile que se trouvent les chambres des patients.

Jour 3 : Salles de thérapies et accompagnement des patients

Nous avons pu constater que les séances de physiothérapie et d’ergothérapie se déroulaient dans des salles communes où les proches et les « keepers » (personnes/employés engagés par la famille pour accompagner le patient) pouvaient participer de manière active à la thérapie. De jour et de nuit, les proches des patients ou les « keepers » assurent les soins de base ainsi que les transports/déplacements des patients entre les différents lieux où les thérapies se déroulent. Ces déplacements se font essentiellement en chaise roulante étant donné les distances séparant les différents lieux. Les accompagnants participent activement tout au long de la séance, par exemple, ils installent le patient, ils l’encouragent à réaliser les différents exercices, le transfèrent en chaise roulante en fin de thérapie.
Il peut y avoir une cinquantaine de personnes dans une salle incluant les proches, les patients et les thérapeutes, ceci crée une dynamique toute particulière. De notre point de vue, il y a une forme de soutien et une entraide naturelle qui se créent entre les patients et leurs proches. Nous avons constaté également que les salles peuvent être bruyantes, ce qui semble peu gêner les personnes présentes ; cela a par contre une incidence sur notre concentration.

Le matériel et les machines (tables de verticalisation, ergocycles, exosquelette, appareils d’électrostimulation, tapis de marche, appartement AVQ, matériels de préhension…) utilisés pour la physiothérapie et l’ergothérapie sont assez similaires à ceux que nous avons à disposition en Suisse et nous sommes en cours d’élucidation du ‘comment’ ce matériel est intégré aux différentes thérapies.

Jour 4 :

Comme évoqué hier, les patients sont systématiquement accompagnés au sein de l’hôpital soit par un membre de la famille ou un proche et/ou par un « keeper » engagé par la famille. Il semble que la présence de la famille aille de soi dans cette culture, famille très impliquée dans la prise en charge. L’accompagnant reste avec le patient 24 heures sur 24 : il dort dans sa chambre, s’occupe de la toilette du patient et de son habillage; il lui procure l’aide nécessaire lors des repas; c’est lui qui gère le linge et les habits du patient, il le conduit aux différentes salles de thérapie et effectue tous les transferts pour asseoir la personne sur son fauteuil roulant, sur le lit ou sur une chaise. Les patients sont systématiquement déplacés en fauteuil roulant pour aller aux thérapies. Lors des traitements, l’accompagnant aidera le thérapeute lorsque c’est nécessaire. Après ou avant les thérapies, le patient pourra utiliser les installations des salles de thérapie pour effectuer les exercices prescrits par le thérapeute. L’accompagnant restera alors avec le patient, le positionnera, l’aidera dans la réalisation des exercices et gérera le matériel.

Les accompagnants sont très actifs autour du patient. Ils reproduisent les mobilisations et les diverses stimulations faites lors des traitements. Dans les salles de thérapie, les interactions sont nombreuses entre les divers membres des familles qui n’hésitent pas à intervenir auprès des patients. Il nous semble que l’accès au patient par les proches est facilité comparé à la Suisse où l’intimité patient-thérapeute est plus importante ; beaucoup de proches auraient peur de mal faire et préféreraient laisser les professionnels effectuer tous les gestes tels mobilisations, transferts etc. Cette liberté, observée au Tongren Hospital, implique davantage de stimulation, nous pensons, pour les patients. De plus, la rééducation semble appartenir davantage au patient et sa famille ce qui les rend responsables de l’évolution du traitement. Ce point amène, de notre point-de-vue, moins de dépendance vis à vis du thérapeute et plus d’autonomie. Cette manière de faire paraît pertinente car une fois sorti de l’hôpital, le patient ne reçoit pas de thérapie à domicile, il dépend donc de son entourage pour ses activités.

Du point de vue émotionnel, les membres de la famille ne semblent pas se poser de questions sur leur implication auprès de leurs proches. Il semble normal qu’ils soient présents en tout temps et ne paraissaient pas avoir besoin de recevoir de la reconnaissance pour ce rôle et cette implication. De plus, ils semblent faire tout ce qu’ils peuvent physiquement pour accompagner leur proche mais ne pas être émotionnellement pris dans la souffrance de l’autre.

Jour 5 – Gestion de la douleur par les thérapeutes

Au fur et à mesure des journées, nous avons pu observer certaines similitudes et différences dans la gestion de la douleur. Nous n’avons pas encore eu l’opportunité de suivre le personnel infirmier, par conséquent, l’ensemble de ces observations portent sur les pratiques des ergothérapeutes, physiothérapeutes et médecins spécialisés en médecine traditionnelle chinoise.

Premièrement, dans les thérapies, la douleur est certaines fois utilisée comme outil d’évaluation du traitement. Il nous a été transmis par un physiothérapeute, qu’il observait la tolérance du patient à l’application d’une modalité de traitement comme critère de planification et intensité des exercices.
Ensuite, nous avons constaté que les professionnels connaissaient l’échelle numérique d’évaluation de l’intensité de la douleur, cependant nous n’avons pas objectivé son utilisation (principalement à cause de la barrière de la langue).
Selon notre interprétation, le rapport à la douleur des patients et des thérapeutes est différent. Par exemple, il semble moins fréquent que les patients expriment verbalement avoir mal. Nous observons les signes de douleurs au travers du faciès du patient et des postures d’évitement qu’il adopte.
Contrairement à nos pratiques en Suisse, jusqu’à maintenant nous avons observé qu’il n’est pas habituel que des traitements médicamenteux soient administrés avant une thérapie. Néanmoins, d’autres approches sont utilisées, notamment l’application locale de packs de paraffine chaude. Le traitement de la douleur chronique comprend l’utilisation de la médecine traditionnelle chinoise ; l’acupuncture, les ventouses, la massothérapie.
Il est très enrichissant pour nous de découvrir l’ensemble de ces pratiques. Il reste une grande part d’inconnu dans la gestion de la douleur car la barrière de la langue nous a empêché de créer des relations thérapeutiques avec les patients.

Jour 6 – Réflexions concernant la prise-en-charge physio

A Wuxi, au Tongren Hospital, il nous semble, d’après les discussions que nous avons eues, que les gens ne viennent pas forcément tout de suite en réhabilitation ou que celle-ci soit peu connue. Le fait d’être en vie, après une atteinte de leur santé, est déjà un point central et capital pour les personnes hospitalisées. De plus, ils ne connaissent pas, à ce que l’on nous a transmis, les conséquences sur le long terme de leur atteinte. Ces hypothèses sont illustrées par une situation qui nous a interpellés.
Une dame, la soixantaine, après une intervention pour la pose d’une PTG, un retour à domicile de quelques mois est hospitalisée au Tongren Hospital. Elle présente une ankylose en position neutre du genou opéré (son genou est fixé en extension, la flexion n’est plus possible). Lorsque nous l’avons rencontrée, l’amplitude de flexion du genou a nettement augmenté pour atteindre 90°. Cette progression est considérée par tous comme impressionnante. Afin de récupérer de l’amplitude en mobilité articulaire, les physiothérapeutes utilisent des techniques de thérapies manuelles similaires à celles utilisées en Suisse. Cependant, nous aurions tendance à entrer ‘gentiment’ et progressivement dans la résistance de l’articulation, alors qu’ici, les mouvements réalisés sont plus vifs et secs.
Dans un cas similaire en Suisse, quelle aurait été la prise-en-charge ? Est-ce qu’une intervention chirurgicale aurait été envisagée pour éviter notamment les douleurs engendrées par la mobilisation ?

Concernant la douleur, nous avons l’impression que cette problématique est très peu voire pas abordée lors de la thérapie. Quand nous interrogeons les thérapeutes sur la gestion de la douleur, ils nous répondent que des médicaments sont administrés à partir d’une EVA à 7/10. Si nous reprenons le cas de la patiente, aucun antalgique ne lui a été administré, car la douleur s’arrêtait lorsque la manipulation/mobilisation se terminait.

De ce que l’on a pu observer également, la majorité des thérapies sont centrées sur la récupération ou l’amélioration de la fonction sans forcément avoir un suivi du dossier. Les tests sont réalisés chaque mois alors qu’en Suisse, pour des questions de prolongation de la prise-en-charge, d’assurance, des évaluations peuvent être demandées chaque semaine.

Nous constatons également, comme déjà évoqué, que la famille, très présente, peut avoir une certaine influence les traitements en participant à la thérapie, en stimulant le patient, en posant des questions aux thérapeutes.

Week-end

Nous avons profité du week-end pour visiter le site du Grand Buddha, la ville de Suzhou; un groupe est allé visité la ville de Hangzhou. Belles découvertes dont vous trouvez ci-après quelques photos.

Jour 7 : Le rôle de l’ergothérapeute

Dans un centre de réadaptation, le rôle de l’ergothérapeute est d’accompagner les patients dans leurs activités afin qu’ils puissent les reprendre de façon autonome et indépendante.
Les activités souvent travaillées sont la toilette, l’habillage, la prise des repas, la préparation de ces derniers, etc. Mais aussi les loisirs du patient ainsi que des activités pour sa reprise professionnelle.

De ce que nous avons pu observer, la vision de l’ergothérapie est la même chez les professionnels suivis qu’en Suisse. De plus, les mêmes instruments de mesure (Jamar, Purdue Pegboard, MCRO,…) sont utilisés.
Toutefois, la mise en pratique des concepts ne semble pas être la même : au Tongren Hospital, bien qu’une salle AVQ (Activités de la vie quotidienne) existe, elle est rarement utilisée pour travailler lesdites AVQs. Les thérapies sont centrées sur les fonctions en appliquant une vision plus biomécanique, par la réalisation d’exercices d’amplitude, de travail de force, etc. sans lien direct avec une activité. En discutant avec l’une des ergothérapeutes, il est apparu que les patients, devant payer eux-mêmes leurs thérapies, préfèrent travailler au travers d’exercices fonctionnels/analytiques plutôt que lors d’activités. Ils ont l’impression que les AVQs pourront être travaillées à domicile avec l’aide de leur famille. C’est pourquoi ils décident de travailler en thérapie à l’aide d’instruments et appareils qu’ils n’ont pas en dehors.

Un autre aspect de l’ergothérapie est de vérifier et adapter le positionnement des personnes au fauteuil roulant. Ici, nous avons constaté que la majorité des patients n’a pas de fauteuil roulant adapté. En effet, malgré les recommandations des ergothérapeutes, les familles des patients achètent un fauteuil sans intégrer la notion d’adaptation (dès lors : assise trop large, trop basse, sans cale-pieds, dossier trop court, etc.) croyant que leurs proches remarcheront prochainement (ce qui n’est pas nécessairement le pronostic réel).
Les ergothérapeutes ne semblent pas être attentifs au positionnement, il est possible qu’il n’en soit pas de leur responsabilité. Dans ce cas-là, nous nous questionnons quant à qui s’en occupe.

Les croyances culturelles et le système de santé (particulièrement le financement des soins) semblent freiner l’approche occupationnelle de l’ergothérapie. Les thérapeutes nous ont montré à plusieurs occasions leur motivation à porter ce changement avec l’aide du gouvernement et sont persuadés qu’il se produira sous peu.

Jour 8 : Visite d’un service de soins infirmiers

Aujourd’hui nous avons eu l’opportunité d’observer un service de soins infirmiers qui contient 67 patients traités par les différents thérapeutes mentionnés dans les publications précédentes. Les patients sont répartis dans des chambres de deux à quatre lits. Dans un horaire de jour, il y a sept infirmières diplômées réparties dans les différents secteurs, l’horaire du soir comprend deux infirmières puis, durant la nuit, il y a une seule infirmière avec les dispensateurs de soins qui dorment auprès des patients.

Nous avons observé que l’enseignement thérapeutique prend une place prépondérante dans la pratique. Lors d’une entrée, l’équipe soignante se réunit avec le patient et sa famille afin d’effectuer une séance durant laquelle ils évaluent les besoins et les ressources du patient en enseignement thérapeutique. De façon plus globale, dans les couloirs de l’hôpital se trouve un poster portant sur une thématique qui contient des éléments de prévention de la santé. Lors de notre passage, le sujet développé était la gestion du diabète. D’autre part, dans chaque chambre se trouve un panneau présentant des interventions visant à diminuer les risques notamment le risque de chute et la prévention des escarres.

Un élément commun à notre pratique est l’utilisation d’échelles d’évaluation telles que le score de Braden, l’évaluation du risque du chute, l’évaluation numérique de la douleur. Nous avons constaté que, lorsqu’un patient est à risque de chute, a des troubles de la déglutition, ou des appareillages spécifiques une pancarte de couleur est placée au-dessus de son lit. Cela permet aux différents dispensateurs de soins d’être attentifs à ces risques.
Un aspect qui nous a été transmis, est que les infirmières nécessitent l’accord du médecin pour la majorité des interventions, par exemple : traitement de la douleur à l’aide de poche de glace.
Concernant l’hygiène, nous avons remarqué que les précautions standards sont appliquées notamment, la désinfection des mains et le port des gants. Cependant nous n’avons pas observé de chambre d’isolement.

En conclusion, nous avons constaté que malgré la différence de culture, la pratique infirmière est relativement similaire à ce dont nous avons l’habitude en Suisse.

Jour 9 : Musicothérapie

Nous avons passé une demi-journée en musicothérapie. La musicothérapeute cheffe, Luisa, qui a fait sa formation à Barcelone, nous expliqua le concept de la NMT (Neurological Music Therapy). Ce concept fut élaboré par Michael Thaut notamment. Il se décline selon trois axes : la cognition (mémoire), le mouvement et la parole. Il peut ainsi être utilisé pour les problématiques neurologiques, en pédiatrie avec les problèmes de développement psycho-moteur, en psychiatrie, en psycho-gériatrie. Le rythme et les mélodies sont utilisés pour faciliter l’articulation des sons et des paroles, les chants que la personne connaît et aime peuvent être utilisés pour stimuler sa mémoire et réapprendre à prononcer les mots. En ce qui concerne les mouvements, un rythme avec des sons différents peut être utilisés. Par exemple, lors de la mobilisation passive d’un membre, le rythme peut stimuler la conscience des mouvements du corps, la proprioception de la personne et la mobilité. Différents sons sont alors associés avec différentes positions des membres. Nous avons trouvé cette approche très intéressante. Les patients avaient souvent le sourire lors de ces séances. Nous pensons qu’il serait pertinent de développer davantage ce type de thérapie en Suisse, dans d’autres domaines peut-être que la psychiatrie et pourquoi pas développer la collaboration avec ce type de professionnels.

Jour 9 : Une visite dans le département de psychiatrie (Mental Health)

Nous passons une demi-journée dans le département appelé « Mental Health ». Cette section comprend deux types d’unités ; celle dite « ouverte » et une autre dite « fermée ».

Dans la première, des suivis peuvent varier entre 1 et 6 mois. Les patients sont encadrés par des ergothérapeutes qui leur proposent plusieurs activités pour travailler leurs compétences sociales et la réinsertion professionnelle comme créer et décorer de petites statuettes traditionnelles en argile, confectionner des draps, tenir une mini cafétéria pour les employés… Ces activités sont organisées sous la même forme que les ateliers protégés que l’on trouve en Suisse : les patients employés sont supervisés par un thérapeute et payés pour leur travail.

Dans l’unité fermée, les patients présentent plusieurs troubles comme la dépression, la schizophrénie, troubles bipolaire etc… Toutes sortes d’activités leur sont proposées comme du bricolage, de la calligraphie, de la cuisine, participer à des quizz… Les techniques utilisées sont assez similaires à la Suisse. Ceci est dû au fait qu’ils utilisent les mêmes modèles théoriques.

Nous avons été interpelés dès le début par « l’uniforme porté » par les patients dans l’unité fermée. En effet, ceux-ci portent des pyjamas rayés, bleus pour les hommes et roses pour les femmes. Cela est d’autant plus étonnant étant donné les efforts et actions entrepris par les thérapeutes pour dé-stigmatiser les troubles de santé mentale auprès du grand public. La famille est étonnamment peu présente dans ces services.

En Chine, la maladie mentale serait mal vue par la famille. On nous explique que derrière cette représentation se cacherait un sentiment de peur perçue par la famille. Ceci serait dû au fait que ces maladies ne sont pas encore bien connues de la population. C’est pourquoi ce centre cherche à réintégrer les patients dans la société en les faisant travailler dans des fermes ou des ateliers protégés.

Jour 10 : visite au Swissnex, Shanghai

A notre arrivée à Shanghai, nous avons été reçus au Swissnex. Cette entité promeut notamment la formation et soutient des start-up suisses afin qu’elles soient reconnues dans le monde. De plus, elle a créé un réseau entre certaines entreprises du pays et l’étranger.
Il y a 5 sièges dans le monde, celui de Shanghai, au 22ème étage d’un bâtiment, est le plus ‘haut’. Ils sont en étroite relation avec le Département fédéral des affaires étrangères et en partie financés par des investisseurs privés et publics.

Nous avons rencontré le Dr. Félix Moesner qui nous a présenté le Swissnex et ses fonctions. Nous avons ensuite échangé sur notre expérience en Chine et les apprentissages interculturels et interprofessionnels que nous ont apporté ce voyage.

Nous avons également pu partager certaines impressions avec trois jeunes employés-stagiaires qui nous ont fait part de leur expérience de Suisses vivant en Chine. Leur vision de la culture chinoise étant plus affûtée que la nôtre par leur installation dans ce pays depuis plusieurs mois nous a permis d’affirmer ou infirmer certaines impressions que nous avons pu avoir. Ces échanges étaient donc très enrichissants pour conclure notre voyage dans ce pays.

Cette visite clôt notre expérience interprofessionnelle et interculturelle à Wuxi. Nous sommes tous très reconnaissants d’avoir eu la chance de vivre cette opportunité. Nous remercions Hesav, l’EESP et la DGES de nous avoir permis de le faire.