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Summer University à Boston

18 juin 2018

6 juin 2018

Ce matin, Joris s’est fait un festin du King de Boston : omelettes fromage-bacon et toasts confiture !! Ça c’est du réveil !  What an happy Joris !! Claire comme d’habitude était la bourre, c’était tartine vite avalée avec les autres dans le Gabelli Hall notre guest house pour le mois. Shakawat quant à lui a mangé des tartines.
Donc, rendez-vous à 09h00 avec la classe Trump-Berset pour un cours très intéressant sur la Maternal Mortality donné par Dr. Joyce Edmonds.
Elle est allée travailler au Bangladesh comme experte en global health, elle fait de la recherche dans ce domaine. Elle nous a présenté les différentes statistiques en matière de mortalité maternelle ainsi que sa définition. Ensuite, nous avons discuté des différents facteurs de risque de la mortalité maternelle, qui sont : le retard dans la décision de faire appel à des professionnels de la santé, la difficulté à atteindre les structures de soins à cause de la distance, la difficulté à recevoir les soins par manque de matériel, personnel, structure, et le fait d’être enceinte jeune/adolescente est aussi un facteur de risque important. Ce cours a fait ressortir qu’il y a une plus grande diversité des populations vulnérables à ces mortalités maternelles qu’on ne le pensait. Nous sommes arrivés à la conclusion que ce problème existe principalement dans les pays en voie de développement (99% des cas) mais aussi dans les pays développés comme les USA qui ont un pourcentage très élevé de mort maternelle alors que c’est le pays qui dépense le plus d’argent pour éviter cela. Les Etats-Unis ayant de plus grandes disparités et un système de santé moins accessible aux plus démunis, les femmes enceintes d’origine afro-américaines ont le plus grand risque de décéder lors d’accouchement ou en post-partum. Nous avons été interpelés par la projection d’une vidéo choquante sur les conditions d’accouchements c’est à dire en l’absence de structures de soins adéquates et par manque de moyens financiers. Les femmes décédant lors de l’accouchement meurent principalement d’hémorragie. En conclusion, nous avons pris conscience de ce phénomène auquel nous sommes rarement confrontés en Suisse dans notre vie privée et lors de nos stages car, selon les statistiques, la Suisse est l’un des pays ayant le plus bas taux de mortalité maternelle.
Fin de la classe à 10h30 puis on enchaîne sur les Palliative Care, cours donné par Susan DeSanto-Madeya, professeur au Boston College. Nous avons abordé les différents concepts tels que la maladie chronique, l’explosion des coûts de la fin de vie, les difficultés à comprendre les pronostics, la difficulté de traiter les signes et symptômes et la surutilisation de la technologie. Un aspect important que nous avons abordé pendant ce cours est les discussions lors de la fin de vie d’une personne. La professeure nous a expliqué qu’il était recommandé de rechercher les souhaits de la personne, plutôt que de demander ce que la famille voulait. Nous avons reconnu que, dans nos deux pays, il était difficile de reconnaitre les limites de la médecine lors de situations de fin de vie et c’était un facteur de risque de l’acharnement thérapeutique. La faim se faisant ressentir, la concentration était plus difficile.

12h30 tapantes, tous à la cafétéria du Campus d’Harry Potter, pour découvrir les mets estudiantins américains. A notre grande surprise : ni burgers, ni frites ! A la place, un bar à salades, un bar à wraps et un bar à gamelles dans lesquelles on mélange un féculent (riz ou quinoa) + des légumes en vracs + des Mac’n’Cheese ou du poulet. Un mélange inhabituel pour nos yeux européens mais pas déplaisant (surtout pour les papilles de Joris #macncheese). Par contre, un large choix de sodas sucrés et une toute petite fontaine d’eau bien cachée au fond de la cafet’ #diabète.

A partir de 13h, nous avons travaillé nos présentations de clôture et de validation de la Summer University. Nous sommes dispatchés en petits groupes de 4-5 personnes helvético-américains. Très bons contacts avec nos collègues d’outre-Atlantique, rires et joie étaient au rendez-vous. Ces travaux de groupe consistent en une présentation des différences entre les deux systèmes de soins américano-helvético au travers de différentes thématiques (une par groupe), comme par exemple les maladies psychiatriques, les personnes âgées et les maladies chroniques, les disparités entre les ethnicités, les orientations sexuelles et le genre, et pour finir les enfants et les mamans.

17h départ du Boston College, en vue du match de baseball au Fenway Park (plus vieux stade des USA). Burgers on the way ! Les Red Sox de Boston éclatent les Tigers de Detroit ! Quelle ambiance : on a fait des vagues avec tout le stade et on a dû se lever pour saluer et honorer un vétéran de la WW2 en ce jour de 6 juin 2018, juste 74 ans jour pour jour du débarquement de Normandie. On a même eu le droit à un striker, ces hommes qui traversent le terrain sans permission en courant (celui-ci ne recommencera pas de si tôt vu son plaquage au sol par les sécus). Mais surtout c’est l’ambiance globale lors du match qui nous a frappé : l’ambiance est familiale, les parents et les enfants sont au rendez-vous, les enfants encouragent les joueurs en criant des slogans, mais ce qui est le plus frappant est la fierté qu’ont les Bostoniens pour leur équipe ! Nous partons avant la fin du match pour ne pas être pris dans les embouteillages pédestres.

Gros dodo en perspective après cette journée 100% américaine !
Fat Kisses from Joris, Claire and Shakawat.

7 juin 2018

Au matin, nous sommes allés visiter Swissnex Cambridge qui se trouve proche du campus de Harvard. Swissnex est une entreprise permettant de relier différents partenaires entre les Etats-Unis et la Suisse. Ces connexions se font à travers l’éducation, la recherche, l’innovation et les arts. Nous avons eu trois intervenants durant la matinée afin de connaître deux de ces partenaires. Le premier, un chercheur au MIT travaillant sur le sujet de la technologie dans les soins. N’ayant aucune connaissance sur ce sujet, cela nous a permis de découvrir comment la technologie pouvait être utile dans la pratique. Les seconds intervenants étaient deux femmes qui nous ont présenté le rôle infirmier dans la santé communautaire. Elles nous ont présentés leur parcours et les différences qu’elles avaient pu remarqué dans les pays visités. Elles nous ont montré la nécessité de prendre en compte les besoins immédiats des personnes comme par exemple la construction de structures de soins et la formation du personnel soignant afin d’assurer des soins et améliorer la qualité de vie dans pays sous-développés. Lors de la présentation de Swissnex, nous avons découvert les dernières nouveautés, comme des drones qui permettent de construire des infrastructures dans des endroits inaccessibles. Pour finir, ils nous ont offert un lunch suisse, mais sans fromage ni chocolat !
L’après-midi, nous nous sommes rendus dans le quartier de Mattapan, dans lequel se situe le « Boys and Girls Club Teen Center » qui est un centre d’accueil pour adolescents post scolaires. Les adolescents peuvent s’y rendent quand ils le souhaitent pour la somme de 5 dollars par année, le financement étant assuré par des dons et le gouvernement. Par petits groupes, les adolescents nous ont fait découvrir les lieux : salle de danse, studio de musique avec de nombreux instruments, un jardin avec un terrain de basket, une salle de dessin, une salle d’informatique ainsi qu’une cuisine et un « hall » avec une télévision, un billard et des tables. La photo ci-dessus était dans la salle de musique, dans laquelle ils nous ont joué plusieurs morceaux de musique et ils nous ont également appris une chorégraphie dans la salle de danse. Nous avons eu l’occasion de discuter avec eux et de leur demander leurs motivations à venir au centre. Il en est ressorti qu’ils venaient après les cours pour s’occuper avant de rentrer chez eux. La plupart d’entre eux ayant des parents absents en raison de leurs nombreuses heures de travail, les jeunes préfèrent venir s’occuper au foyer pour avoir un cadre sécuritaire, ayant un encadrement parental insuffisant. En effet, le quartier de Mattapan est un quartier défavorisé dans lequel il y a beaucoup de crimes et de délits, les jeunes l’ont surnommé « the murderer square». Certains viennent ainsi chercher ici un endroit sécure et calme où ils peuvent travailler leurs cours, s’amuser avec un encadrement assuré par des travailleurs sociaux. Nous avons appris que beaucoup étaient là car une ou plusieurs personnes dans leur famille avait mal tourné et qu’ils ne voulaient pas le même destin.
Quelques jours après cette visite, nous avons d’ailleurs vu aux infos télévisées qu’une personne s’est fait tirer dessus là-bas. Cela nous a surpris, car le quartier nous semblait défavorisé mais nous ne nous sommes pas sentis en danger pour autant. Il nous est maintenant plus facile de comprendre l’histoire de vie des habitants de ce quartier et la nécessité de lieux d’accueil comme celui-ci pour les jeunes, afin qu’ils grandissent dans un environnement sécuritaire et adapté à leurs besoins.

Nous pensons qu’en Suisse, certains quartiers présentent la même dangerosité, car on rencontre de plus en plus de délinquance et différents trafics qui peuvent amener à la violence. Dans un pays voisin telle que la France, le taux de crime et de délinquance est particulièrement élevé dans les banlieues de grandes villes (ex. Marseille, Paris).

8 juin 2018

Nous nous sommes rendus dans un hôpital consacré aux vétérans de l’armée américaine. Ce genre de visites nous rappelle qu’aux États-Unis, les citoyens sont très fiers de leur patrie et tout particulièrement des soldats servant la bannière étoilée. Et, dans cet état d’esprit, ils mettent un point d’honneur à aider ces anciens combattants. Nous avons eu une présentation des lieux et il nous a été expliqué que celui que nous visitions était le premier établissement de ce genre construit aux États-Unis. Pour donner un ordre d’idée, l’hôpital faisait à peu près la taille de l’hôpital de Morges. Ce dernier comportait toutes les infrastructures indispensables à un établissement de cette envergure allant des soins palliatifs à la rééducation et en passant par l’oncologie.

Avant d’entamer notre visite, nous avons suivi une présentation d’économie basée sur le principe de l’offre et de la demande des soins durant laquelle nous exposions les différences qu’il existe entre nos deux pays. Lors de cette présentation, nous étions accompagnés d’étudiants effectuant une année d’internat dans cet hôpital. Car, en effet, le système américain pour les études en soins infirmiers est différent. Une fois son diplôme reçu, l’infirmier peut faire une année d’internat dans un hôpital et y travailler dans différents services afin d’être prêt pour sa future carrière.

Durant cette présentation, outre l’aspect de l’assurance obligatoire en Suisse qui ne l’est pas aux États-Unis ; il en est ressorti, entre autres, que beaucoup de médicaments étaient prescrits ou donnés selon leurs faibles coûts alors qu’ils n’étaient pas forcément les plus adaptés pour le patient. En effet, un médicament bon marché mais qui se prend trois fois par jour et qui doit se garder au frigo sur une semaine sera privilégié. À contrario, un médicament qui se prendrait à dose unique et sur une plus courte durée pourra induire une grande différence de prix. Cette disparité des prix pose un problème selon le patient et son mode de vie ; notamment pour les sans domicile fixe pour qui il serait plus difficile de conserver ce genre de médicaments. Cela pose donc un problème moral et éthique pour les professionnels de la santé aux États Unis.

Par la suite, nous avons visité l’établissement par petits groupes accompagnés de jeunes diplômés en internat. Nous avons fait de petits groupes composés de deux étudiants suisses, une étudiante américaine et un infirmier en internat. Ceux-ci nous ont expliqué leurs cursus universitaires et leur travail au sein de l’hôpital. En effet, ils changent de service toutes les cinq à six semaines afin d’acquérir un maximum de connaissances et compétences. Nous avons fait le tour de l’hôpital et sommes passés par les services de soins intensifs et de médecine. L’ambiance était particulière car nous étions dans un hôpital comportant plusieurs services de soins aigus mais les contacts étaient très familiers entre les soignants et les patients ; nous nous sommes d’ailleurs fait la réflexion que cette atmosphère nous rappelait nos EMS en Suisse. Nous avons conclu la matinée par une photo de groupe.

Nous avons eu un cours sur les maladies mentales et durant ce cours, nous nous sommes mis en groupe. Nous avons reçu différentes vignettes cliniques abordant différentes psychopathologies et nous avons dû les analyser puis en discuter entre nous. Nous avons abordé les différentes prises en charge entre la Suisse et les États Unis. En discutant entre étudiants, nous avons pu nous rendre compte que les failles dams les deux systèmes socio-sanitaires n’étaient pas les mêmes.

Nous avons commencé par une discussion avec toute la classe durant laquelle nous avons mis en évidence les différents types de vulnérabilités vécues par les patients aux États Unis, en Suisse puis des différences entre les deux.

Nous avons eu une discussion concernant le droit de l’accès aux soins, qui nous a amené au sujet de l’assurance. En effet, aux États Unis les assurances ne sont pas obligatoires mais elles le sont pour avoir accès aux soins. Nous avons donc discuté de la grande différence avec la Suisse et nous leur avons expliqué notre système d’assurance maladie. Les étudiantes américaines ne connaissaient pas ce système et ont été surprises. Elles nous ont rapporté qu’elles trouvaient ce fonctionnement plus adapté à l’éthique professionnelle de l’infirmière.

Lors du repas de midi, nous sommes allés à la cafétéria pour dîner. Nous avons pu constater avec surprise que les employés du ménage sont des personnes souffrant d’un handicap mental. Nous en avons discuté pendant le repas et avons comparé avec la Suisse. En effet, nous n’avions jamais vu ça dans un établissement universitaire suisse. Notre réflexion nous a permis de nous rendre compte que les personnes peuvent être valorisées comme elles le sont à Boston. Nous avons donc pu faire un lien direct entre cette réflexion et le thème de notre Summer University.

11 juin 2018

Durant l’après-midi, nous nous sommes rendus dans un établissement qui s’occupe des personnes sans domicile fixe. À l’arrivée dans ce centre, nous étions mal à l’aise. Nous étions dans la salle d’attente et nous regardions partout autour de nous et nous voyions des personnes en situation précaire alors que nous étions tous habillés avec nos vêtements de marques et propres sur nous. Nous avons eu une présentation de l’établissement par des membres du personnel et nous avons tout de suite été très surpris de tout ce qui était mis en place pour cette population. Les employés nous ont expliqué qu’ils pouvaient accueillir jusqu’à 700 personnes par nuit. Pour des raisons de sécurité, ces places sont réparties entre deux bâtiments : l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes. Les mineurs néanmoins ne sont pas accueillis dans ce lieu, mais il nous a été rapporté qu’il n’y avait jamais eu de cas de personnes mineurs venant demander de l’aide.

Ce centre est financé en grande majorité par le gouvernement américain qui investit 50 millions de dollars par année, ce qui a engendré de vives réactions de notre part. Ils cuisinent également 25’000 repas tous les jours pour être sûrs de pouvoir subvenir à tous les besoins de cette population. Ce centre d’accueil se doit d’être ouvert 365 jours par an, sous n’importe quelles conditions ce qui demande une grande organisation.

Le but premier qu’ils se sont fixé est d’accueillir les sans domicile fixe et cela sans discrimination. Il nous a été expliqué que les ‘’guests’’ (comme ils les appellent) peuvent venir s’y réfugier même s’ils sont alcoolisés ou sous influence de drogue. Ceux-ci sont néanmoins fouillés et passent à travers un portique de sécurité dès leur entrée, mais cela n’empêche pas que certains réussissent à introduire des substances illicites ou d’autres choses. De ce fait, le centre reçoit des hommes et des femmes, qui dorment dans des dortoirs séparés, dès l’âge de 21 ans. Néanmoins le centre met un point d’honneur à trouver une autre solution que d’héberger les jeunes de moins de 25 ans car il s’agit d’un cadre tout de même particulier et qui peut tourner à l’insécurité car un bon nombre de personnes se côtoient dans ces murs et parfois après avoir consommé des substances. Dans la mesure du possible, ils essaieront de renouer le dialogue avec la famille ou s’ils ne les sentent pas aptes, ils refuseront tout simplement.

Un point que nous avons trouvé particulièrement intéressant est le fait qu’ils puissent leur trouver des logements longue durée afin qu’ils se réinsèrent au mieux ; ainsi que des formations pour lesquelles ils organisent des remises de diplôme, p.ex. dans des universités ou high schools américaines.

12 juin 2018

Day 7 : Le matin nous avons un cours nommé « Genomics, Genetics and Health Disparities » du Dr. Kathy Read. Lors de ce cours, nous avons parlé du cancer du sein, du syndrome de Down, de la maladie de Huntington et de la mucoviscidose. Un bref rappel a été fait sur les cellules et la mitose de celles-ci. Elle nous a parlé de l’hérédité de ces maladies avec les gènes dominants comme dans la maladie de Huntington et les gènes récessifs, où l’on peut être porteur de la maladie sans qu’elle se déclare et la transmettre à nos futurs enfants. La suite de ce cours a été faite sous forme de débat :
– Savoir comment l’on se positionnerait par rapport à ce genre de maladie
– Est-ce que l’on ferait les tests de dépistage lors de la grossesse ou non.
– Quels sont les stéréotypes de ces maladies.
On a pu se rendre compte de l’importance et de la place que prend la génétique aujourd’hui et son impact important pour le futur si nous décidons d’avoir des enfants. Ethiquement cela pose des questions, est-il judicieux de pouvoir avoir un contrôle aussi important pendant une grossesse par exemple, de parler de pourcentage de chance que le fœtus aura de développer telle ou telle maladie ? Nous sommes partagés… Oui d’une part, car cela peut permettre aux parents, après l’annonce, de se préparer à leur vie future et aux changements de plans qu’ils devront faire, ou de réfléchir à d’autres moyens d’avoir un enfant comme la fécondation in vitro afin de diminuer les risques au maximum. D’une autre part, non, cela pourrait engendrer une certaine anxiété en se disant « mais mon enfant à 50% de risque de développer cette pathologie » et cela aurait un impact sur le vécu de la grossesse. Il pourrait aussi il y avoir des avortements lorsque les résultats tombent, et pourquoi une personne atteinte de syndrome de down, par exemple, aurait moins le droit de vivre ? De plus nous ne pouvons pas savoir comment la maladie va évoluer et à quel point elle va affecter la qualité de vie.
Le Dr Read nous a montré qu’il est possible sur internet de connaître son génome pour 99$ et la plupart des étudiantes américaines l’avaient effectué. Après en avoir discuté ensemble, nous nous demandons l’impact que ses résultats peuvent avoir sur notre vie, ne vaut-il pas mieux vivre une vie agréable sans se poser de question sur le futur ? La question de l’endroit où sont stockés nos résultats se pose également, vont-ils un jour être divulgués au grand jour ou être utilisés sans notre accord ?
L’après-midi nous avons eu un cours de Mme Françoise Ineichen « Health program for substance users in Switzerland ». Nous avons vu la différence entre l’addiction et la dépendance, ainsi que comment s’installe une addiction. Comment est-ce que l’on passe d’une première expérience à une consommation compulsive. Nous avons vu également quelles étaient les caractéristiques des personnes vulnérables de tomber dans l’addiction :
– Les facteurs personnels (l’adolescence, les traits de caractère, prédisposition à certaines maladies mentales, traumatismes, homme>femme…)
– Les facteurs environnementaux (pression des pairs + difficultés éducationnelles + comportement offensif  ensemble augmenterait de x87 de consommer de la drogue)
Les 4 piliers de la Suisse pour révolutionner le système de santé au niveau des addictions en été mis en avant :
– La répression
– La thérapie
– La prévention
– La réduction des risques
Le budget de ces 4 piliers va dans l’ordre que nous avons cité ci-dessus, du plus gros budget au plus petit. Nous pensons que le modèle suisse pourrait être amélioré. Pourquoi la répression utilise le plus gros budget ? Ne serait-il pas plus judicieux et logique d’avoir la prévention en premier ? A cette question, nous répondant oui, car avec de la prévention, de la réduction des risques ainsi que des thérapies nous n’aurions que peu besoin de répression. Et si nous reprenons les adolescents, qui sont une population à risque de consommer, le fait de réprimander certains comportements les pousse peut-être d’avantage à faire des choses interdites sachant qu’ils sont en quête identitaire et donc cherchent leurs limites.
Nous avons également vu les traitements pharmacologiques et la relation de confiance que doit construire l’infirmière avec le patient. Elle doit comprendre qui est la personne qu’elle soigne, son histoire de vie et sa relation avec la substance avant de faire un projet thérapeutique. Nous avons vu les structures existantes en Suisse pour venir en aide aux personnes dépendantes.

Pour finir notre journée, nous avons été au Boston POP dans le centre de Boston. Il s’agit d’un orchestre symphonique qui reprend certains titres connus comme ceux du roi lion et d’autres inconnus au bataillon. Cette soirée était consacrée aux œuvres du compositeur Leonard Bernstein qui est entre autre connu pour avoir composé la comédie musicale West Side Story… La première partie sans chanteur nous a laissés dubitatifs et légèrement somnolents, cependant la deuxième partie nous a réveillés avec la voix de la chanteuse avec un énorme coffre et beaucoup de présence. Le final de ce show a vraiment été pour nous à l’image de l’Amérique très patriote et totalement « too much » ! Drapeau américain, jeux de lumière, jeune étoile montante cheffe d’orchestre. Le summum.

13 juin 2018

Aujourd’hui, mercredi 13 juin 2018, nous avons le privilège de suivre des conférences sur la NANDA dans le cadre de nos cours au Boston College. Ce congrès a comme titre : « Nursing Diagnosis and Knowledge Developpement : New Beginnings ». Le premier cours commençant à 9h, le petit-déjeuner nous est offert, nous voilà bien contents de ne pas devoir nous lever plus tôt pour nos tartines/bacon-omelette/donuts !
En arrivant dans la salle de conférence ce matin, quelques infirmier-es représentant plusieurs écoles venu-e-s entre autres du Brésil, d’Asie, d’autres états des USA ainsi qu’un collègue enseignant à Bâle. Le cours, intitulé Best Practice for Nursing Diagnosis, a soulevé des questions très pertinentes : Quelles sont les compétences infirmières en matière de diagnostic ? Comment mieux intégrer ce diagnostic infirmier à notre pratique ? L’est-il ? En quoi consiste-t-il ? Comment se joint-il à la démarche de soins ?
Des éléments retenus, il permet le jugement clinique d’une réponse humaine et sert de base pour les interventions infirmières. Une impression qu’ont ressentie certains élèves suisses, après avoir « redécouvert » la portée de cet outil, était que l’utilisation des diagnostics infirmiers n’était pas assez implémenté dans le cursus suisse à HESAV. En effet, nous apprenons à le construire en début de première année lors de nos premières démarches de soins et pendant les stages, puis l’abordons brièvement en cours à nouveau en 2ème année pour notre SIJOC. Compte tenu que cet outil permet vraiment d’aborder une situation de soins globalement et d’y apporter tant de réponses, les enseignants pourraient peut-être nous pousser à l’utiliser pendant nos études de cas et APPs. Un aspect intéressant qui différenciait les élèves américains de nous était que, au sein de leurs démarches infirmières, la notion de diagnostic différentiel infirmier est présente. Cet élément apportait beaucoup de valeur au travail d’analyse de la situation de soins. Plein d’étoiles dans les yeux, nous avons pris une pause puis sommes passés à la deuxième partie du cours.
Pendant ce cours Clinical Application of NANDA, nous avons abordé le but de l’utilisation du diagnostic infirmier NANDA dans la pratique clinique et comment il permettait de légitimer le travail infirmier. Par exemple, pendant un coloque interprofessionnel, les actions qui découlent du diagnostic infirmier démontrent le savoir-faire infirmier.
Pendant le coloque interprofessionnel, l’infirmier doit apporter ses diagnostics NANDA afin de valider la prise en charge holistique et légitimer son travail.
12h30 fin de la matinée, donc direction la cafétéria pour un repas sain comme nous vous l’avons déjà mentionné dans l’article de mercredi passé. Nous sommes rassurés de pourvoir manger autre chose que des burgers et des frites ! 
13h30-14h c’est l’heure de rentrer au Gabelli Hall afin de vaquer à nos différentes occupations : certains font leurs devoirs donnés par le Boston College, d’autres en profitent pour faire une sieste et pour finir, un groupe d’étudiants profite de cet après-midi de congé pour aller au sport. Le centre sportif du campus se situe à 5 minutes à pied du Gabelli Hall et offre différentes activités : fitness, course à pied, basketball, tennis, squash, natation, etc… la diversité des équipements sportifs est hallucinante et reflète bien le côté sport de l’étudiant américain ! Et tout ça pour la somme plus qu’attrayante de 40 dollars/mois 
Pour la dernière activité de la journée, nous avons rendez-vous à 16h45 devant notre logement pour aller tous ensemble à la réception d’ouverture du congrès et à la présentation des « NANDA-I Awards ». Cet évènement a eu lieu dans une des bibliothèques du campus, qui est dans le style Harry Potter : Nous voilà projetés dans un autre monde ! Nous avons eu la chance de rencontrer la coordinatrice de l’équipe de traduction de la NANDA, nous avons mangé et discuté avec elle. Quelques petits fours et beignets de fruits de mer avalés, nous nous éclipsons. La soirée se passe sous le signe du repos et des devoirs. Nous allons au lit tôt dans le but de rattraper notre sommeil en retard des jours passés, bonne nuit !

14 et 15 juin 2018

Le 14 juin, nous avons commencé la journée par un cours sur la pratique infirmière avancée par Jacqueline Sly, professeure au Boston College et travaillant comme infirmière praticienne en premiers soins. Le cours nous a permis de mieux comprendre ou de confirmer ce que nous savions sur ces infirmières. Celles-ci ont davantage de responsabilités et travaillent conjointement avec les médecins, ce qui leur permet de prescrire certains médicaments et d’avoir une expertise clinique précise de la situation des patients. Elles jouent également un grand rôle dans la promotion de la santé ainsi que la prévention de maladies et la gestion de la santé. Selon nous, la Suisse devrait également mettre en avant la profession d’infirmière, en permettant par exemple la formation en pratique avancée, ce qui permettrait de garantir des soins plus efficaces malgré la pénurie de médecins.
On peut alors se questionner sur la différence entre infirmière praticienne et médecin. Tout d’abord leur emploi du temps ; les infirmières praticiennes peuvent se permettre d’accorder plus de temps au patient par rapport aux médecins. Selon Jacquelin Sly, les infirmières praticiennes ont des connaissances différentes, et complémentaires, que celles des médecins, et inversement, ce qui permet à chacun de pouvoir échanger au sujet d’une situation.
Nous avons pu voir que de nombreux pays avaient déjà intégré la pratique infirmière avancée, comme par exemple le Nigeria, ce qui nous a fortement étonnés, étant un pays moins développé que la Suisse, mais cependant plus avancé à ce sujet que nous. La guerre civile qui y sévit a fortement impacté sur le besoin de ces infirmières pour répondre à la demande. Les Etats-Unis ont été novateurs dans la mise en place de cette pratique et possèdent plusieurs programmes pour se former, d’ailleurs de nombreuses infirmières de pays étrangers viennent afin de se former puis retournent dans leur pays pour pratiquer. Nous avons, par petits groupes d’étudiants, parlé de différents pays afin d’en observer les similarités et différences au sujet de la pratique avancée, comme par exemple au niveau de la reconnaissance de cette formation.

Pour le repas du midi, nous voulions nous déculpabiliser d’avoir goûté les mac’n’cheese de la cafétéria, en prenant des fruits. A notre grand étonnement, les fruits étaient enrobés de sirop très sucré ! Alors que nous voulions manger un dessert sain, nous nous sommes retrouvés avec du sucre. Cela nous a questionnés quant à l’obésité très fréquente dans ce pays. En effet, selon nous, il est possible que la prévention contre l’obésité soit faussée, notamment par le fait que les fruits soient sucrés.

L’après-midi du 14 juin ainsi que la journée du 15 juin se sont poursuivies avec plusieurs conférences, données par la NANDA-I. Nous avons traité plusieurs sujets comme par exemple le fait que la NANDA veuille développer un support électronique pour les diagnostics infirmiers. Nous avons également vu l’application de ses diagnostics dans différents pays comme l’Irlande, l’Estonie ou encore le Mexique. Au Mexique, les étudiants ont des travaux à réaliser chaque été au sujet de l’utilisation de la NANDA. En Suisse, on voit la NANDA en première année uniquement, ce qui peut influencer sur notre utilisation des diagnostics infirmiers et sur notre compréhension d’une situation.
Un des intervenants a également mis en avant que les soins infirmiers avaient des connaissances propres, au même niveau que d’autres disciplines comme la médecine par exemple, qu’il faut mettre en commun avec les autres professions afin de traiter un problème. Nous avons été étonnés de voir comment aux Etats-Unis, le métier d’infirmière était mieux reconnu et valorisé, par rapport à la Suisse.
Durant ces deux jours, nous avons également pu partager avec des représentants NANDA de différents pays, dont le nôtre et la Belgique par exemple. D’ailleurs, une de nous a été contactée pour aller visiter l’école de soins infirmiers de Berne, le représentant ayant apprécié sa prise de parole et son implication lors de ses conférences.
Suite à ces nombreuses conférences, nous nous sommes demandés si tous ces apports théoriques étaient réellement applicables à la pratique, car par exemple ils proposaient de réaliser une récolte de données auprès d’un patient durant une heure, chose impossible par manque de temps sur le terrain. L’après-midi s’est close avec une photo de groupe en présence de notre président suisse de NANDA, Mme Celis Geradin de Belgique et Mme Carpenito, auteure du Manuel de Diagnostics infimiers…tout de même…c’est la dame avec les cheveux frisés tirant sur le roux.

19 juin 2018

La journée a débuté avec un cours sur les responsabilités professionnelles en tant qu’infirmière. Les interventions infirmières ont pour but la promotion de la santé, la prévention de la maladie, la restauration de la santé et le soulagement de la souffrance. Nous avons pu, à travers plusieurs cas cliniques, étudier ces diverses responsabilités ainsi que la place de l’éthique dans les soins. Par groupes mixtes (américains-suisses), nous devions analyser ces cas et ensuite partager nos idées avec le reste de la classe. Nous avons trouvé cela intéressant, car en Suisse, nous étudions peu l’éthique en la mettant ainsi en application avec des situations. De plus, aucun de nous n’a vécu de situations impliquant des questionnements éthiques lors de stages pratiques.

Après le repas, nous nous sommes tous rendus au New England Aquarium, attraction phare de la ville de Boston. N’étant pas forcément pour les zoos et aquariums à la base, nous nous sommes renseignés au sujet de celui-ci, qui s’avère être pour la conservation des espèces aquatiques. Cela nous a rassuré. Nous avons vu de multiples animaux en passant par les phoques, les tortues, des poissons, des requins mais également par des étoiles de mer, que nous avons pu toucher. Avec la chaleur intense de la journée, nous avons choisi de nous installer sur une terrasse au bord de l’océan, tout près de l’aquarium, afin de boire un dernier verre avec Madame Ineichen avant son départ.

20 juin 2018

Milieu de semaine, la fatigue commence à se faire sentir. Notre 3ème semaine bien entamée… on ne se rend pas compte que notre aventure se termine bientôt !
La matinée commence en douceur avec nos travaux par groupes afin de préparer nos présentations finales. Par la suite, nous participons au cours du Dr. Andrew Dwyer : « Transition of the International APRN role », traduction : « la transition internationale du rôle de l’infirmière praticienne ».
Nous commençons par revoir qui sont les populations vulnérables et les facteurs qui contribuent à la vulnérabilité, ceux-ci ont déjà été cité plusieurs fois dans nos articles précédents. Dans un second temps, nous reprenons un peu d’histoire, il nous rappelle que les premières personnes à avoir pris soin des populations vulnérables sont les premières infirmières : des religieuses. Nous avons aussi parlé de la mère des soins infirmiers, Florence Nightingale, et des différentes dates clés pour les soins infirmiers aux USA. Ce qui nous intéresse pour ce cours est surtout le début de la formation d’infirmière praticienne dans les années 1980. L’infirmière praticienne est spécialement formée pour les examens physiques, la physiopathologie et la pharmacologie afin d’arriver à une consultation typique, c’est-à-dire : d’évaluer, de diagnostiquer et de traiter. Plus le cours avance, plus nous comprenons ce nouveau type d’infirmière que l’on pourrait vulgairement définir comme « des mini médecins », car oui, l’infirmière praticienne (=NP) pose des diagnostics comme les médecins (exactement les mêmes) et met en place les traitements nécessaires. Nous abordons alors les différences qu’il y a entre les NP et les médecins, le Dr. Dwyer nous fait comprendre que les différences sont au niveau des compétences et des connaissances, qui sont plus approfondies.
En apprenant que cette spécialisation commence à venir en Suisse, cela a ouvert plusieurs débats entre les étudiants suisses :
– Est-il judicieux d’ouvrir cette nouvelle spécialisation, alors que le métier d’infirmière n’est clairement pas assez reconnu? La preuve avec le refus qu’a rencontré l’initiative « Pour des soins infirmiers forts ».
Les avis sont très partagés, certains valident l’idée que cela pourrait aider les infirmières à être reconnues, d’autres ne pensent pas que cela pourrait être applicable si l’initiative n’est pas passée.
– Toujours découlant du refus de cette initiative, quel serait le salaire des infirmières praticiennes ?
Effectivement l’initiative demandait aussi une reconnaissance salariale qui a été refusée. Et si une infirmière devient capable de faire un travail aussi complet qu’un médecin, le salaire devrait logiquement avoisiner le montant que celui-ci obtient.
– Les médecins ne vont-ils pas croire qu’on leur vole leur métier ?
Non, nous dis le Dr. Dwyer. Il explique que les médecins sont ravis face à cette profession, car ils peuvent discuter plus profondément de certains cas. Mais nous continuons à nous interroger car en Suisse, nous ne sommes pas en manque d’effectif médical, comme c’est le cas dans certains pays, donc cette nouvelle profession ne sera peut-être pas aussi bien vue qu’ailleurs.
Nous nous réjouissons de voir dans les années à venir le développement de ce projet et les questionnements que cela va engendrer.
L’après-midi, toujours sous l’aile de notre cher Kelber, nous nous dirigeons vers le Musée des beaux-arts. Le Museum of Fine Arts de Boston est le cinquième plus grand musée des États-Unis. Il possède plus de 450 000 œuvres d’art provenant du monde entier, ce qui en fait l’une des collections les plus complètes des Amériques. Avec plus d’un million de visiteurs par an, il s’agit du 43ème musée d’art le plus visité au monde.
A vrai dire, nous étions un peu dissipés… Le musée est extrêmement grand, nos connaissances en niveau d’art étant plutôt pauvres, il était difficile pour nous de trouver un attrait. Nous avons tout de même passé un bon après-midi, nous avons bien rigolé, peut-être un peu trop pour certains visiteurs…(oupsi).

21 juin 2018

Ce matin nous commençons par un cours intitulé « Affirming LGBT people through effective communication » donné par Melissa Capotosto. La population LGBT est un terme qui regroupe les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et les personnes transgenres.
Elle nous a expliqué 4 termes qui sont importants :
– L’identité : elle correspond à l’identité que nous avons pour nous-mêmes. Ce que nous ressentons dans notre corps et dans notre tête, indépendamment du reste.
– L’expression du genre : C’est ce que l’on laisse paraître, quel genre on exprime par nos habits, nos coiffures, notre maquillage ou la barbe.
– Le sexe biologique : Le sexe est quelque chose que l’on peut objectiver. Il n’y a pas toute la complexité de l’identité sexuelle qui rentre en compte.
– L’orientation sexuelle : C’est vers quel sexe ou quel genre notre attirance se dirige.
La communication avec cette population est un point capital dans la prise en charge de celle-ci. Plusieurs témoignages ont montré que des expériences négatives vécues dans les hôpitaux, découragent cette population à venir se faire soigner lorsqu’elle tombe malade. En effet, si nous ne faisons pas attention à notre façon de poser certaines questions, nous pouvons vite blesser quelqu’un. C’est important de prendre la personne dans sa totalité et de l’écouter et investiguer chaque aspect dont on a besoin pour soigner cette personne, et de ne pas faire d’hypothèse par nous-même comme par exemple : une femme qui est en couple avec une autre femme n’a pas besoin de prendre de moyen de contraception car elles n’auront pas d’enfants. Mais comment savoir si cette personne n’entretient pas des relations avec des hommes également, et quels sont ses projets d’avenir à propos des enfants ? Veut-elle faire appel à un donneur de sperme pour se créer une famille ? Il ne faut pas juger la personne, nous ne connaissons pas son histoire ni ses plans futurs, il est important d’investiguer et de ne pas juger.
On ne doit pas avoir peur de poser des questions sur la sexualité de ces personnes, car en en posant, cela prouve que nous nous intéressons vraiment à son cas et que nous investiguons toutes les informations nécessaires pour être le plus efficace possible.
Un petit conseil de communication : ne pas utiliser de pronoms quand nous posons des questions. Il est également important de demander à une personne comment elle préfère être nommée et quels pronoms elle souhaite que l’on utilise. Une personne choisit son identité et nous devons respecter cela et confirmer l’identité qu’elle nous dit être.

Deuxième cours donné par Dr. Aimee Milliken sur l’« ethical awarness and vulnerable populations ». Ce sujet a déjà été vu plusieurs fois depuis le début de cette summer university. Nous avons parlé des 4 grands principes de l’éthique :

– L’autonomie
– La bienfaisance
– La non-malfaisance
– La justice
Le rôle d’une infirmière est de protéger, promouvoir et restaurer la santé et le bien-être et également de prévenir les maladies et les blessures.
Il est important de prendre en considération que nous ne venons pas tous du même endroit et que par conséquent nous n’avons pas tous la même culture et les mêmes valeurs. Le patient est au centre et il faut faire ce qui est bon pour lui, il ne faut jamais prendre une décision par rapport à ce que l’on désirait soi-même si nous étions à la place du patient. Il faut toujours avoir son point de vue pour savoir ce qui est juste et bon pour lui, selon lui.

Pour finir notre journée, nous sommes allés visiter le musée Isabella Stewart Gardner. C’est un musée consacré à l’art européen et américain fondé en 1903 par Isabella Stewart Gardner (1840-1924).
Depuis toujours, Isabella Stewart Gardner a aimé l’art et les collections. En 1903, elle fonde le musée qui porte son nom et souhaite que toutes ses œuvres soient abritées et mises en valeur dans un lieu unique à l’architecture originale : un superbe palais de style vénitien du 15ème siècle.
L’extérieur du musée est lui aussi tout à fait remarquable, avec son palais, construit sur le sol américain avec des matériaux originaux, mais aussi ses jardins parfaitement entretenus et fleuris, tout au long de l’année.
Etant donné que notre cher Kelber, ne nous avait pas donné d’explications sur ce que nous allions voir (mis à part qu’il ferait pas plus de 20min) la visite a été, à vrai dire, très succincte… Il est effectivement difficile d’apprécier quelque chose que nous ne connaissons pas.

22 juin 2018


Ce matin, nous avons eu un cours un peu spécial : Intitulé College Warrior Athlete Initiative : A Nursing Intervention par Dr Ann Wolbert Burgess. La professeure nous a d’abord introduit le sujet du cours comme étant la gestion du PTSD (post traumatic stress disorder/syndrome de stress post-traumatique) chez les soldats américains vétérans revenus du front. Puis nous sommes rapidement passés sur la réponse physiologique humaine lors de combat. Par exemple, nous avons appris que le système limbique est impliqué dans cette réaction face à une situation de vie ou de mort : à l’aide de l’hypothalamus et du système nerveux sympathique, notre rythme cardiaque passe de 70 à 220 en ½ seconde ! Ce changement physiologique brusque ainsi que d’autres vont drastiquement perturber les facultés corporelles du soldat sur la durée : fonctions cognitives diminuées, hyperventilation, vision tunnelisée, baisse de la réponse musculaire fine, perception altérée…
A travers plusieurs vidéos relatant les expériences de soldats américains sur le front et après avoir vécu un épisode traumatique, leur vécu d’un PTSD et la gestion des symptômes en découlant ont été approchés. Un des points mis en avant était l’approche pluridisciplinaire requise car les symptômes varient et leurs prises en charge demandent une grande diversité de professionnels : occupational therapists, physiotherapist, nurses, rehab nurses, physicians, psychoterapists, psyhchiatrists, speech and langage therapist, social worker, etc… Nous avons tout de même trouvé le contenu des vidéos trop militarisé et trop axé sur le combat : il nous expliquait plus la stratégie d’attaque employée et les moyens de combat pendant une certaine bataille de la guerre d’Irak plus que la réelle difficulté à vivre avec un PTSD, l’impact de traumas psychologique et physique sur la vie post-déploiement, et le tout avec un peu trop de glorification de combat à notre goût. De plus, c’était évidemment très one-sided coté USA bien sûr, chose à laquelle nous ne sommes pas habitués en Suisse (#neutralité). Pour finir le cours, la femme d’un vétéran est venue nous témoigner du vécu du service militaire de son mari, des différents impacts de ses entraînements ou de ses déploiements sur leur vie de couple et de parents. C’était une manière de vivre qui nous est inconnue : cette femme a élevé ses enfants toute seule pendant que son mari s’entraînait à faire la guerre ou était en déploiement en Afghanistan à 12’000 kilomètres. Au final, pas assez de côté infirmier pour un peu trop de guerre (à notre avis). Nous avons de la peine à ressentir de la compréhension et de la compassion face à ce que nous raconte cette femme car c’est le choix de son mari de s’être engagé dans l’armée et c’est le choix de sa femme de l’avoir accepté.
A 11h nous avons eu une petite pause avant le début du cours de Monsieur Carlos Masias-Valdés.
11h30 tapantes, début du cours sur le système de santé suisse. Nous avons la chance d’avoir un doyen des relations internationales connaissant ce domaine. Concernant l’introduction, quelques données sur la Suisse ont été apportées afin que les américaines puissent s’y repérer et comprennent le fonctionnement politique et institutionnel de notre chère patrie ! Le système d’assurance et de prise en charge en milieu hospitalier a été présenté aux américaines ainsi que les priorités en matière de santé déterminés par la Confédération (Health 2020).
13h30, nous partons pour la plupart d’entre nous à NYC pour un week-end dans la Big Apple fort en découvertes, visites, shopping, restaurants, cloques aux pieds…#35kilomèrtresen2jours !

25 juin 2018

Le cours d’aujourd’hui avait comme sujet les maladies infectieuses, plus précisément le virus HIV. Nous avons pu voir qu’elles ont beaucoup diminué ces 30 dernières années dans la population mondiale pour laisser place à une montée des maladies chroniques.
Nous avons abordé les causes de certaines de ces maladies (virus, bactéries, parasites), des hôtes (âge, sexe, statut immunitaire), des environnements favorables à leur prolifération (physiques, biologiques, économiques, sociopolitiques) et des vecteurs (par exemple les moustiques et les rats).
Ces facteurs influencent la prévalence d’une maladie infectieuse : la prévalence de malaria est plus haute dans les pays situés sous la ligne équatoriale car la présence de moustiques y est forte, facilitant la transmission de la maladie. La dissémination ne dépend donc pas seulement de facteurs socio-économiques.

Le cours nous a aussi apporté quelques éléments sur le virus HIV : Par exemple, c’est pendant les 3-4 mois suivant l’infection que la personne a le plus de risque de transmettre ce virus à un partenaire, la concentration du virus dans le sang étant très haute et le malade étant asymptomatique. C’est à ce moment que la prévention doit être efficace : la difficulté de celle-ci est que la personne à risque doit adopter des mesures préventives quotidiennes alors qu’elle ne sait pas qu’elle est à risque de transmettre le virus. Le mode de transmission se fait par les liquides biologiques tels le sperme/liquide pré-séminal/cyprine/etc.
Une particularité, le virus mute trop rapidement pour que les chercheurs puissent mettre au point un vaccin efficace. Selon l’avis de la professeure, ce vaccin ne sera jamais mis au point.
Un autre point mis en avant concernait l’émergence des pilules prophylactiques dans la communauté gay, alors les homosexuels, se considérant protégés du sida, n’utilisent aucun autre moyen de protection et donc on assiste à une hausse des autres maladies sexuellement transmissibles.

Pour terminer l’après-midi, petite séance documentaires-popcorns sur les facteurs pouvant influencer l’espérance de vie des américains : il en est ressorti que le statut économique, l’environnement physique et social étaient des déterminants de l’espérance de vie. Par exemple, la mortalité infantile due à une naissance prématurée et liée au poids de l’enfant, est la résultante de la pression sociale et du racisme vécus et intériorisés par la mère pendant sa vie.